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mardi 23 février 2021

SKAGWAY

24 juillet...


Sur ces cartes, vous êtes en mesure de voir le trajet que nous effectuons aujourd’hui. On peut facilement constater que nous circulerons entre les montagnes, près des glaciers et à proximité de nombreux lacs. Une surprise nous attend... un mini désert à Carcross.


Vous aurez peut-être noté que nous sommes revenus sur nos pas et que nous contournons Whitehorse. Maintenant, nous  voici sur le Klondike Hwy qui relie Dawson City à Skagway situé dans un cul-de-sac.


Cette route est à peu près parallèle à la route empruntée par les prospecteurs lors de la ruée vers l’or du Klondike en 1898. Ils se dirigeaient vers Dawson City.


Pour un moment, nous passons du Yukon à la Colombie Britannique. Nous sommes sur la frontière et au coeur de l’histoire des prospecteurs d’or qui pour plusieurs on dragué, à l’époque, ce magnifique lac Bennett pour trouver de l’or. Ce fut aussi un point de départ pour rejoindre Dawson City. À Bennett, on y construisait des radeaux pour remonter la Yukon River jusqu’à DAWSON...

Ici, nous avons été vraiment surpris par la belle couleur de ce lac, contrastant avec la forêt verdoyante, et aussi par ces quelques plages sablonneuses.

 
Une nouvelle surprise nous attendait. Après avoir côtoyé depuis plusieurs semaines presque exclusivement des montagnes et des glaciers, nous voici devant le désert de Carcross. 
En fait, il s’agit plutôt d’une série de dunes. Il est appelé « le plus petit désert du monde ».. Une explication... le sable se serait déposé lorsque des lacs se sont formés à la fin de l’ère glaciaire. Les dunes sont restées lorsque ces lacs se sont progressivement retirés.. Aujourd’hui, il est dit que le sable vient encore  du lac Bennett porté par le vent.



La section de la route de Carcross à Skagway fut la dernière section de la route à être construite. On l’a surnommée « la route du Sud du Klondike ».
C’est effectivement une route de contrastes et d’émerveillements. D’autres lacs nous surprennent tels que le Summit Lake. 



Par moments, à l’approche de la frontière de l’Alaska, nous avons une vague impression des paysages caractéristiques du bouclier canadien que nous avons la chance de voir dans le nord du Québec. La toundra s’invite, c’est que nous sommes maintenant en altitude.







À partir de Skagway, la route monte en flèche ( nous, présentement, nous descendrons) sur 22 km pour atteindre le sommet, où nous sommes, à 1003 m à la frontière entre le Canada et les USA. 


Ici aussi il neige abondamment. Il faut d’ailleurs une signalisation spéciale pour les déneigeurs ...


Moment de pause et de contemplation.  Un bol d’air dans un de ces environnements qui nous rappellent que la TERRE est si belle. 


On ne lésine pas sur les photos pour s’assurer de graver dans nos souvenirs à quel point l’endroit est unique. 



Même la couleur de l’eau, sa transparence ses berges, tout pour nous plaire, pour nous inviter à une petite randonnée contemplative...



Il faut maintenant regarder la photo de droite. Je vous disais, la route descend en flèche jusqu’à Skagway... Voici un aperçu!!!  Pourquoi ces jeeps, en convoi, et de la même couleur ? C’est que nous sommes sur la pente de l’historique «  Chilkoot Trail » dont je vous parlerai certainement demain. De nos jours, on ne la monte pas mais on la descend... en Jeep ou à vélo... Si ces anciens prospecteurs, ces vaillants hommes pouvaient voir...On s’en reparle demain...

Nous nous installons au Skagway Mountain View Rv Park.

Demain nous serons à Skagway.

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lundi 22 février 2021

KLUANE NATIONAL PARK & PRESERVE


Un premier pas vers le sud-ouest. Nous retrouvons le Yukon.



Nous sommes toujours sur l’Alaska Hwy. Ici, il emprunte un corridor tracé par des vallées glacières qui nous offrent constamment des paysages surprenants.
Sur la photo de droite, au garde-à-vous dans l’horizon, la silhouette d’un ancien volcan. Elle semble nous faire ses adieux.




Un arrêt s’impose lorsque nous atteignons Teslin. Un « visitor center » bien spécial nous intéresse. Ce centre d’accueil a été construit en 1989. C’est donc une reconstitution d’une cabane de trappeur en rondins avec un toit de gazon. Rénové, il présente des expositions qui nous permettent de prendre connaissance des écosystèmes et d’apprendre sur l’histoire de la région.  



Au détour d’un virage, une belle surprise nous attend. Le lac Kluane nous apparaît dans toute sa splendeur turquoise.
Il fait partie du Parc de Kluane qui est constitué de 80 % de montagnes et de glaciers. Il comprend d’ailleurs la plus haute montagne du Canada,                                      le Mont Logan 5959 mètres.




Le lac Kluane... déjà l’évocation de son nom fait rêver de grands espaces encore vierges ou presque... Nous sommes dans le sud-ouest du Yukon  à 781 mètres d’altitude. Ce lac fait pas moins de 70 km de long. C’est le plus grand lac du Yukon.



Longé ce lac, y faire une pause contemplation, que du bonheur. Malheureusement, nous ne sommes que de passage. Nous aurions pu y passer plusieurs jours. Les environs regorgent de sentiers.

Ce parc que nous traversons est situé, comme je l’indiquais, dans les hauteurs des montagnes de cette région. On parle d’une « terre des limites extrêmes » Plus grand champ de glace du pays, plus grande population de grizzlys etc.



Nous quittons un superbe lac pour en retrouver un autre plus petit mais, à sa façon, aussi grandiose. Le lac Kathleen.



La proximité de ses eaux cristallines et étincelantes surplombées par les montagnes des chaînons Kluane nous servira de campement pour la nuit.



Imaginez, c’est ici que nous campons. Nous sommes seuls. La vitre arrière de notre camping-car, nous offre cette vue 5 étoiles depuis,  à la fois  notre dînette et notre chambre à coucher, sur le lac et son environnement.

Demain, nous revenons en Alaska. Nous serons à Skagway village étape des croisières en Alaska.

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dimanche 21 février 2021

TOK

22 juillet...





Nous sommes partis tard du camping ... puisque je suis revenu de l’excursion de pêche au « KING » vers 8 heures du matin. Jase jase, parle parle, photos et photos ... 
C’est tout de même avec un pincement de coeur que nous quittons ce petit paradis du pêcheur.


Sur la route... les silhouettes des montagnes du Wangell Elias nous donnent, une fois de plus, l’idée de leur ampleur.                                                                          Parfois, nous pouvons identifier des volcans dont certains sont encore actifs. 

Une route qui se passe, aujourd’hui,  de commentaires. Nous y sommes passés récemment.

Demain, nous serons dans le grand park national de Kluane.

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samedi 20 février 2021

KLUTINA RIVER

21 juillet...


Lorsque nous nous sommes déplacés pour nous rendre à Valdez nous avons remarqué une publicité en bordure de la route: «  À King for a Day » campground. Comme nous devons revenir sur nos pas, nous décidons de nous y arrêter avec, bien sûr, une idée derrière la tête, celle de taquiner le saumon.




Nous repassons en bordure du “Worthington Glacier” où nous avons campé précédemment. Sur cette photo, la tige de métal est un indicateur pour les déneigeurs, Ici, il peut tomber quelques mètres de neige. On ne parle plus de centimètres...


Quel contraste, à gauche le glacier qui s’écoule vers le petit lac tout en bas et à droite, cette cascade ( zoom sur la photo de gauche) qui semble dévaler dans un jardin.


Sur cette route, le Mont Drum est un incontournable. C’est un volcan éteint qui s’élève à 3 660 mètres . Son nom lui fut attribué en l’honneur de l’adjudant général de l’armée Richard Coulter  Drum, de Pennsylvanie, qui a servi pendant la guerre du Mexique et la guerre civile.




Comme prévu, nous nous arrêtons au « A King for a Day » campground. Nous y trouvons facilement une place. C’est un terrain de camping familial.  Il est un peu rustique  mais il est situé à seulement quelques pas de la superbe rivière Klutina. Celle-ci, d’un fort débit, est alimentée par la fonte des glaciers.



Les stars de cette rivière sont le saumon rouge, le sockeye, ainsi que le plus gros saumon, LE KING SALMON d’où le nom du camping.

Pas de temps à perdre, je « me déguise » en vrai pêcheur de saumons et je saute à l’eau...


Sur la route de l’Alaska, nous avons eu la chance de croiser à quelques reprises un gentil et chaleureux couple. Francine et Alain que je salue !!!
Alain, est un vrai et bon pêcheur. Nous les retrouvons par hasard sur ce terrain de camping.  Il a repéré la possibilité de partir en excursion sur la rivière avec des guides. Je suis intéressé et bien sûr partant.  Nous quittons vers 23heures et devons revenir vers 5 heures du matin. Les jours sont longs, les nuits sont courtes. 


Le King se pêche dans les rapides. Nous lançons, au bout de notre filament de pêche, un sachet rempli d’œufs de poissons dans lequel est piqué un gros hameçon. On lance le tout en amont des rapides et on laisse dériver vers l’aval. Le King remonte la rivière et sera possiblement attiré par l’appât. Nous avons été persévérants. Tout à coup vers 6 heures du matin, un King mord à la ligne d’Alain. Aussitôt, les guides l’enflassent pour éviter qu’il soit tiré à l’eau. C’est qu’un King est un poisson puissant et combatif. Finalement Alain a pu le remonter à bord. Maintenant à mon tour ... mais vers 7h30,  il se faisait tard et pour éviter que nos compagnes s’inquiètent j’ai demandé qu’on laisse tomber même si nos guides souhaitaient vraiment que j’en capture un. J’avais déjà emmagasiné beaucoup de plaisirs...




Retour au camping... nous avons beaucoup à raconter... Voici le KING ...il pèse près de 20 kilogrammes. Gros mais pas si bon... loin du savoureux sockeye.

Demain, nous bougeons... nous serons de retour à Tok où nous sommes déjà passés. De là, nous nous dirigerons vers le lac Kluane.


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vendredi 19 février 2021

VALDEZ ÉCLOSERIE




Valdez vue du ciel ! Cette photo de Google Earth donne une bonne idée de l’endroit. Pour  nous rendre à l’écloserie, que nous visiterons ce matin, nous empruntons une route qui contourne la baie.





Parlons d’abord du saumon qui est un poisson anadrome c’est à dire qu’il naît en eau douce, dans des eaux plutôt courantes et près des sources pour redescendre ensuite jusqu’à la mer où il peut vivre parfois plusieurs années. ( sauf semble-t-il pour le saumon rosé). Par la suite, poussé par son instinct, il parcourt des milliers de km pour remonter les mêmes rivières et ruisseaux. Nous avons tous vu des saumons franchir des cascades souvent de près de 3 mètres, 


Pour le saumon du pacifique, après la ponte où l’ensemencement par le sperme, les mâles et les femelles meurent. Pourquoi ? Pas d’explication claire. Phénomène inexpliqué! Ils meurent même avant la naissance de leurs alevins. 




Les voici, par centaines,  sur la route de l’écloserie. C’est incroyable d’en voir autant en même temps nager vigoureusement vers l’échelle à poissons qui leur permettra de retrouver les sites de pontes.


Ici, pas question de pêcher !!!!!

Les œufs sont récupérés à la fin de l’été. L’écloserie peut créer jusqu’à 16 000 géniteurs par jour. Au cours de l’hiver, le personnel des installations dorlotent les alevins lorsque les œufs éclosent. Ils créent un environnement qui sera celui qu’ils enregistreront. Au début du printemps, les alevins émergent et sont maintenant prêts à partir en mer. 




Les adultes, que nous voyons sur notre photo, pèsent en moyenne 1,6 kg. Ils reviennent l’été suivant et le processus recommence.

Il y a plusieurs espèces qui font l’objet de la pêche commerciale. Le Royal, le rose, le keta, le rouge ( sockeye) et l’argent. La sorte que j’ai pêché hier.



Un vrai plaisir que de faire cette balade en bordure de la grande baie face à la ville de Valdez.


Une balade entre mer et montagnes...


Bien, avant de quitter, il fallait bien que je récidive. Faut dire que j’ai de la compétition. Je ne suis pas seul à vouloir attraper un saumon...



Dernier clin d’œil, en cette fin de journée sur la Baie du Prince-William.

 Demain nous ferons un arrêt au bord d’une merveilleuse rivière, la « Klutina River ».


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