13 mars 2026
La troisième fois fut la bonne !!!
Aujourd’hui, les portes du Fort Delgrès sont ouvertes et nous ouvrent un pan important de l’histoire de la Guadeloupe.
Je mets en vedettes ces deux premières photos qui ont été prises à la fin de notre visite.
Pourquoi ? Parce qu’à elles seules elles symbolisent la lutte sans merci que ce sont livrés les esclaves pour leur liberté..
Pour l’instant en deux mots, plutôt mourir libres que revenir esclaves. Je reviendrai plus loin sur le sujet…
Delgrès et trois cents personnes qui se sont suicidés en montagne, voilà ce que représente ce mémorial.
Pour la petite histoire…
Le Fort Delgrès, situé sur les hauteurs de Basse-Terre, est une ancienne forteresse construite au XVIIᵉ siècle par les Français pour protéger la ville et son port. À l’origine appelé Fort Saint-Charles, il faisait partie du système de défense de l’île contre les attaques étrangères, notamment britanniques.
Après cet événement, le fort fut renommé Fort Delgrès en hommage à ce héros de la lutte pour la liberté.
Aujourd’hui, c’est un site historique majeur de la Guadeloupe, offrant une vue remarquable sur la mer des Caraïbes et rappelant la résistance contre le rétablissement de l’esclavage.
J’ai presque eu le goût d’ajouter au feutre sur l’affiche…fermé le jour de la mi-carême….
Le fort est surtout connu pour l’épisode dramatique de 1802, lorsque l’officier guadeloupéen Louis Delgrès s’ opposa aux troupes envoyées par Napoléon Bonaparte pour rétablir l’esclavage en Guadeloupe.
Refusant de se rendre, Delgrès et ses compagnons résistèrent avant de se retirer vers Matouba, où ils choisirent de mourir plutôt que de redevenir esclaves.
La visite de ce monument historique est gratuite. Au départ du parcours fléché, il y a dans un bâtiment la description de toute l’histoire du fort.
Nous y sommes restés près de deux heures pour découvrir l’ensemble du site, des bâtiments aux chemins de garde. Ce site remarquable est très bien entretenu et offre une vue spectaculaire sur la mer.
Plusieurs bâtiments … la petite et la grosse poudrière, les prisons et cachots, les citernes etc.
Ici, le bâtiment des citernes pour l’approvisionnement en eau du fort s’il était, entre autres, assiégé.
Ici, la petite poudrière, isolée par un petit mur pour limiter les dégâts en cas d’explosion .
Un moment FORT de la visite . Ce poing de la LIBERTÉ .
Cela me rappelle une chanson de Brassens … « Mourrir pour ses idées… » À gauche, c’est par cet endroit qu’ils se sont sauvés du fort pour se réfugier en montagne avant de se faire « sauter » .
J’ai rajouté ces photos du poing à gauche pour le montrer dans son contexte , à droite pour sa symbolique.
Un heureux hasard de la photo qui a fait apparaître ce rayon lumineux … ce n’est pas de l’IA.
Pourquoi celle-ci du cimetière militaire… je dirais plutôt des commandants… dont l’un a fait asseoir sa stèle sur de gros boulets de canon. Pas d’ambiguïté possible …
La grosse poudrière a servi de QG de l'éruption de la Soufrière en 1976. Maintenant, c’est un petit musée qui relate l’évènement.
Bref, nous avons bien fait d’être persistant et de finalement avoir eu la chance de visiter Fort Delgrès.
Retour pour une seconde visite de la ville de Basse-Terre et ses curiosités.
Nous avons trouvés facilement du stationnement près de la Place d’Arbaud. Ce fut par hasard en cherchant à se rapprocher le plus possible de la place et de son mémorial.
De là, cet escalier amusant du Passage des Marchés qui nous mènent justement au grand marché ouvert aujourd’hui.
On aime bien s’y promener, regarder, observer, chercher et finalement…bien sûr acheter.
Tout autour, des couleurs, des odeurs et de l’ambiance …
On magasine !!!
Comme nous n’étions qu’à environ 20 minutes de la plage de Grande Anse, difficile de ne pas y retourner.
Pour nous, ici, les distances, on les mesure en temps et non en km. En général je roule à plus ou moins 50 km/h rarement à 70 et JAMAIS plus…